La phytothérapie
Principes fondamentaux de la phytothérapie
La phytothérapie consiste à adapter l’utilisation de la plante médicinale à la spécificité de chaque individu, tout en tenant compte de l’interaction entre la plante et la personne. Les plantes, tout comme l’être humain, font partie du vivant ; elles sont reconnues et assimilées par le corps selon ses besoins réels. Ainsi, il n’est pas nécessaire de recourir à des doses élevées, qui peuvent parfois s’avérer contre-indiquées, tout comme les prises prolongées ou le mélange de plus de trois plantes (sauf exception pour certaines tisanes). En règle générale, la durée maximale de prise d’une même plante est de trois semaines à un mois. Au-delà, l’efficacité peut diminuer, voire changer de façon imprévisible. Pour une utilisation prolongée, il est recommandé de prévoir une « fenêtre thérapeutique », c’est-à-dire une pause d’une semaine par mois. Par ailleurs, une seule plante bien choisie peut suffire : il est essentiel d’opter pour la plante la plus adaptée à la personne concernée.
Il est important de se méfier des listes de propriétés ou d’indications généralisantes, car chaque plante possède sa propre sphère d’action et agit différemment selon le type d’individu. Il ne s’agit pas de reproduire les schémas allopathiques en cherchant une réaction immédiate, mais d’intégrer la plante dans une relation personnalisée avec la personne.
Les conseils concernant la prise de plantes médicinales sont essentiels, car certaines plantes sont contre-indiquées pour certains individus ou peuvent interagir avec des traitements allopathiques. Une grande prudence s’impose dans leur utilisation.
L’identification des plantes médicinales
Pour tout achat ou identification, il est impératif d’utiliser la dénomination latine de la plante, car le nom vernaculaire peut prêter à confusion. Selon les régions, un même nom commun peut désigner plusieurs espèces différentes ; par exemple, l’« herbe de la Saint-Jean » peut être soit de l’armoise, soit du millepertuis, soit du lierre.
Les parties utilisées
Selon la plante, la partie utilisée pour ses vertus thérapeutiques peut varier : il peut s’agir des fleurs, des feuilles, du fruit (ou de la graine), de la racine, ou encore d’une combinaison de plusieurs parties, voire de la plante entière.
Les formes d’extraction
Le choix de la forme d’extraction dépend de la plante, de la personne et de la problématique à traiter. Voici les principales formes d’extraction :
- Infusions : extraction à chaud dans l’eau
- Macérations : extraction à froid dans l’eau
- Alcoolatures ou extraits hydroalcooliques : extraction de plantes fraîches dans l’alcool
- Macérations huileuses : extraction dans l’huile de plante fraîche
- Extraction dans l’eau, la glycérine, l’alcool et/ou le miel pour les bourgeons
- Poudre
- Élixirs de spagyrie : distillation, fermentation et calcination permettant d’extraire et de purifier les principes actifs de la plante
Les effets recherchés et indications
Les principaux objectifs de la phytothérapie sont :
- Prévenir, autant que possible, l’apparition de dysfonctionnements ou de certaines maladies
- Soigner et soulager les symptômes, tels que la douleur, l’infection, le stress, l’anxiété, l’insomnie ou les troubles digestifs
- Équilibrer une fonction organique ou un système physiologique (digestif, hépatique, rénal, pulmonaire, uro-génital, cardiaque, circulatoire, osseux, musculaire, conjonctif)
- Soutenir la constitution propre à chaque individu, avec ses forces et ses faiblesses
- Harmoniser le fonctionnement psycho-neuro-immuno-endocrinien
- Détendre ou stimuler l’énergie globale grâce à l’association acupression/huile essentielle (usage externe) et/ou aux plantes adaptogènes
- Agir sur différents plans subtils, énergétiques et psychiques pour équilibrer, harmoniser et renforcer les forces vitales du corps et de l’esprit, notamment avec les élixirs spagyriques
Pour plus d’informations sur les plantes adaptogènes, consulter l’article dédié.
* Voir l’article « Plantes adaptogènes »