Langage du corps, plante médicinale, acupressure, méditation et scan corporel : tous pour un, un pour tous. Pourquoi ? Parce que chacun d’entre eux entre en relation avec le tout à partir d’un domaine préférentiel. Le corps physiologique pour les plantes médicinales, l’acupressure pour le corps émotionnel et psychique et les états de conscience modifiés tel que la méditation de pleine conscience, le scan corporel et la méditation d’amour bienveillant, pour un changement en profondeur de votre approche personnelle de votre vie, y compris le stress, la souffrance, les douleurs, la maladie.
Complémentaires, les trois soutiens, de la physiologie, de l’émotionnel et de la psyché, du sens spirituel de votre vie, communiquent et coopèrent ensemble, dans un mouvement global grâce auquel un nouvel équilibre est possible.
Le langage du corps

Le corps utilise la métaphore et la maladie pour exprimer ces maux. Maux du corps physique, émotionnel-psychique-âme, mental, et esprit.
Un dysfonctionnement physiologique s’est installé et l’émotion qui y est reliée frappe à la porte sous la forme de métaphore.
Le corps parle, ce qui nous permet de prendre le taureau par les cornes. On connaît tous ces métaphores qui visent une situation ou une personne : « j’en ai plein le dos », « celui-là je ne le digère pas », « celle-là m’étouffe », « il me retourne les tripes », « je la vomis » , « il me pompe l’air », « ça m’a coupé l’herbe sous les pieds » etc. Posons-nous la question de quoi nous parle la métaphore, comment s’inscrit-elle dans notre vécu ? De quel trop, de quel trop peu? de quelle absence ? de quel impossible dans l’action ?
Tant que la métaphore nous alerte et que nous l’entendons et prenons activement soin de nous-mêmes, la situation est facilement réversible. Une fois que nous n’avons plus de mots pour les maux, la maladie parle par l’intermédiaire des fonctions physiologiques atteintes. Prenons l’exemple de l’estomac sous la loupe : ses fonctions : 1. il stocke la nourriture pour la rendre disponible par petites quantités pour le processus de digestion. 2. Il digère grâce aux mouvements des muscles lisses et au taux d’acidité qui peut descendre jusqu’à 1,5 pour rendre la nourriture assimilable dans la suite du tube digestif. 3. Il protège : l’acidité tue bactéries et virus avalés. L’estomac est ambivalent : il stocke, il malaxe, il dissout, et protège. Il peut par extension représenter un danger et nous protéger en même temps. De cette ambivalence résulte la peur du conflit, ou son évitement, qu’expérimentent très souvent les personnes qui souffrent d’un estomac malade.
En cas de maladie il s’agit de retrouver la métaphore pour par analogie la relier à l’ensemble de notre être. Une parole qui n’arrive plus à s’exprimer est en parallèle souvent cachée sous des peurs : peur parce que l’image que nous nous avons de nous-mêmes est remise en cause dans la situation que nous rendons responsable de la maladie. Peur parce qu’une blessure non résolue du passé est en cause . Peur parce que nous avons un choix à faire.

Principes fondamentaux de la phytothérapie
La phytothérapie consiste à adapter l’utilisation de la plante médicinale à la spécificité de chaque individu, tout en tenant compte de l’interaction entre la plante et la personne. Les plantes, tout comme l’être humain, font partie du vivant ; elles sont reconnues et assimilées par le corps selon ses besoins réels. Ainsi, il n’est pas nécessaire de recourir à des doses élevées, qui peuvent parfois s’avérer contre-indiquées, tout comme les prises prolongées ou le mélange de plus de trois plantes (sauf exception pour certaines tisanes). En règle générale, la durée maximale de prise d’une même plante est de trois semaines à un mois. Au-delà, l’efficacité peut diminuer, voire changer de façon imprévisible. Pour une utilisation prolongée, il est recommandé de prévoir une « fenêtre thérapeutique », c’est-à-dire une pause d’une semaine par mois. Par ailleurs, une seule plante bien choisie peut suffire : il est essentiel d’opter pour la plante la plus adaptée à la personne concernée.
Il est important de se méfier des listes de propriétés ou d’indications généralisantes, car chaque plante possède sa propre sphère d’action et agit différemment selon le type d’individu. Il ne s’agit pas de reproduire les schémas allopathiques en cherchant une réaction immédiate, mais d’intégrer la plante dans une relation personnalisée avec la personne. Ce ne sont pas les plantes médicinales qui manquent d’efficacité, mais le choix qui est erroné en fonction de la personne qui a besoin de soins.
Les conseils concernant la prise de plantes médicinales sont essentiels, car certaines plantes sont contre-indiquées pour certains individus ou peuvent interagir avec des traitements allopathiques. Une grande prudence s’impose dans leur utilisation.
L’identification des plantes médicinales

Pour tout achat ou identification, il est impératif d’utiliser la dénomination latine de la plante, car le nom vernaculaire peut prêter à confusion. Selon les régions, un même nom commun peut désigner plusieurs espèces différentes ; par exemple, l’« herbe de la Saint-Jean » peut être soit de l’armoise, soit du millepertuis, soit du lierre.
<- Plantago Lanceolata
Les parties utilisées
Selon la plante, la partie utilisée pour ses vertus thérapeutiques peut varier : il peut s’agir des fleurs, des feuilles, du fruit (ou de la graine), de la racine, ou encore d’une combinaison de plusieurs parties, voire de la plante entière.
Les formes d’extraction
Le choix de la forme d’extraction dépend de la plante, de la personne et de la problématique à traiter. Voici les principales formes d’extraction :
- Infusions : extraction à chaud dans l’eau
- Macérations : extraction à froid dans l’eau
- Alcoolatures ou extraits hydroalcooliques : extraction de plantes fraîches dans l’alcool
- Macérations huileuses : extraction de plante fraîche dans l’huile
- Macérations de bourgeons , extraits dans l’eau, la glycérine, l’alcool et/ou le miel
- Poudre
- Élixirs de spagyrie : distillation, fermentation et calcination permettant d’extraire et de purifier les principes actifs de la plante


Les effets recherchés et indications
Les principaux objectifs de la phytothérapie sont :
- Prévenir, autant que possible, l’apparition de dysfonctionnements ou de certaines maladies
- Soigner et soulager les symptômes, tels que la douleur, l’infection, le stress, l’anxiété, l’insomnie ou les troubles digestifs
- Équilibrer une fonction organique ou un système physiologique (digestif, hépatique, rénal, pulmonaire, uro-génital, cardiaque, circulatoire, osseux, musculaire, conjonctif)
- Soutenir la constitution propre à chaque individu, avec ses forces et ses faiblesses
- Harmoniser le fonctionnement psycho-neuro-immuno-endocrinien
- Détendre ou stimuler l’énergie globale grâce à l’association acupression/huile essentielle (usage externe) et/ou aux plantes adaptogènes
- Agir sur différents plans subtils, énergétiques et psychiques pour équilibrer, harmoniser et renforcer les forces vitales du corps et de l’esprit, notamment avec macérats de bourgeons et les élixirs spagyriques

L’ acupression
L’acupression ou acupressure est la petite sœur de l’acupuncture. « L’étude et la traduction de textes d’époques diverses présentant des techniques liées à la sante et à la longévité en Chine, dégagent des concepts et des mécanismes de la pensée chinoise ayant déterminé les principales caractéristiques de la médecine traditionnelle et des techniques de longue vie, et ayant conduit à l’élaboration d’une technique thérapeutique aussi originale que l’acupuncture… Sante et longue vie dépendent de la capacite de l’individu de s’harmoniser et d’entrer en résonance avec l’univers, mais aussi avec la société : soigner et gouverner s’expriment en chinois par le même terme zhi, qui signifie »mise en ordre »
L’approche utilisée de l’acupression ici vise une harmonisation émotionnelle, rendu possible par la stimulation de circuits de points d’acupuncture.
La méditation de pleine conscience, le scan corporel, la méditation de l’amour bienveillant : mouvements de l’état de conscience modifiée



La méditation fait l’objet de la recherche en neurosciences qui la définissent comme « un état de conscience modifiée ». La pratique de la méditation s’ancre solidement dans le corps physique grâce aux sensations et à la respiration spontanée. Son apprentissage est simple. Grâce à elle on se trouve en même temps dans un état d’extrême concentration, de lucidité et de la plus totale détente. Elle nous apprend l’art de faire face aux difficultés, qui conduit à des solutions efficaces, à la paix intérieure et à l’harmonie. Elle demande un engagement : celui de faire quelque chose de radicalement neuf, faire l’expérience de vivre délibérément d’instant en instant. De vivre dans l’instant. Vous commencez là où vous vous trouvez dans vos vies. C’est un travail avec et sur vous-mêmes.
La méditation peut prendre plusieurs « formes » : le scan corporel, la méditation de pleine conscience, la méditation de l’amour bienveillant. Cette dernière est associée à la compassion pour soi-même, qui est définie comme « être touché par sa propre souffrance et s’y ouvrir, sans l’éviter ni s’en détacher, ce qui génère le désir d’alléger sa souffrance et de se guérir avec bienveillance ». Aujourd’hui les bienfaits de la méditation régulière sont scientifiquement confirmés.
Quelques points importants: « je sais ce qu’est la méditation », « j’ai compris », ou « je connais » sont une chose. Autre chose, fondamentalement nécessaire et incontournable, est d’en faire l’expérience avec régularité, de jour en jour, et d’accepter que son vécu soit différent de jour en jour. Chacun de nous peut se fixer un ou plusieurs buts en commençant la pratique de la méditation, mais l’expérience nous demande de les oublier pendant les moments de pratique. La méditation partage avec les rêves cette même qualité : noter ses rêves avec régularité, pour les garder dans leur totalité, et en laisser émerger le sens grâce à l’interprétation personnalisée du symbole, langage de l’inconscient, opèrera un changement. Il en va de même pour la méditation : méditer emmène un changement qui se fait naturellement et sans l’intervention volontaire de la raison.
Pour aller plus loin :
https://www.inserm.fr/magazine/inserm-le-magazine-n54/ Conscience. La moduler pour mieux soigner.